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J'ai la nostalgie d'une de ces vieilles routes sinueuses et inhabitées
qui mènent hors des villes...
une route qui conduise aux confins de la terre...
où l'esprit est libre...
[Henry David Thoreau]

# Posté le dimanche 24 février 2008 08:10

02

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Grand appartement sombre et nocturne. Une jeune femme à la cuisine faisant des calculs sur la table. Je lui propose un verre. Jus d'orange normal. (Est-ce moi ?) Je me rends chercher sa boisson. Une grande tarte carrée (tout laisse à penser que je ne suis quasiment plus chez moi) est posée à même le sol dans de l'aluminium. Déambulation le long du couloi, je me lève d'un lit comme si j'étais subitement endormi. Reflet dans le miroir, cheveux courts, teint de poudre, visage cadavérique. Que s'est-il passé ? Retour au lit, impossibilité d'ouvrir les yeux, je suis persuadé d'être dans un rêve, mais pourtant, je suis encore dans un rêve.

Je tente de me réveiller, dans le rêve, si bien que trois dimensions se superposent. Je distingue à peine le plafond, sombre, à travers mes cils, mes oreilles sont bouchées, ma respiration saccadée, brève et légère. Ma respiration se bloque. Je dois me réveiller. Mes yeux s'ouvrent. L'étreinte se libère subitement. Qui était là ?

Juste avant : dans ma chambre, au téléphone, haut-parleur. M. entre subitement, je ne l'entends pas entrer. Il est accompagné de C. A cet instant, je comprends que je suis en conversation téléphonique avec quelqu'un d'autre, puis avec C., puis avec moi-même. Pensées du type : "Suis-je tellement mal dans la réalité que j'en viens à me détruire et à me taper des femmes ? Se pourrait-il que ce soit la réalité, que je ne me souvienne plus de ce qui m'a rendu si effrayant mais que je sois bien cette personne ? Est-il possible que je me réveille seulement, comme après une longue période d'hébrieté, et que la réalité ait changé sans que je m'en rende compte ?

Etais-je à Paris ?

En tous les cas, l'absence de son était frappante ; en voulant servir sa boisson à la mystérieuse femme qui semble avoir pris possession de mes lieux, je casse une tasse. Pas suffisamment pour qu'elle ne devienne inutilisable, mais assez pour émettre un son disctinct. Pourtant, je n'entends rien. Je semble comme dépossédé de toute habileté, aveuglé et incapable de bouger avec aisance sans renverser des choses malgré moi.

# Posté le mercredi 04 juin 2008 18:37

Modifié le jeudi 19 juin 2008 14:09

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1ère Nuit. Nous courrons, poursuivis par les zombies, voir une sorte de commerçant qui propose des abris. Lorsqu'on lui demande à bénéficier d'une cachette, il nous montre après en avoir brutalement ouvert la porte éléctroniquement un cachot, en nous précisant qu'il nous faudra composer avec le cadavre qui se trouve encore à l'intérieur (il n'a visiblement pas été nettoyé.). Nous refusons, il nous indique que nous pouvons partir. Mais, comme nous avons besoin au plus vite d'un abri pour nous cacher de nos attaquants, nous insistons. Il nous propose alors une planque à ciel ouvert ; une sorte de petit enclos grillagé depuis lequel nous surplombons les zombies. Notre enclos est collé à même la clôture qui marquent la séparation entre deux maisons mitoyennes, si bien que même si nous pensons ne pas nous faire voir d'ici, un enfant zombie arrive finalement, espiègle, juste derrière le grillage. Nous lui faisons signe de déguerpir, mais avant que l'on aie pu dire ouf, une tonne de zombies supplémentaires débarquent. Tous arrivent subitement à gravir la paroi abrupte qui nous sépare, alors qu'ils en semblaient bien incapables jusque là. La logique des choses est inversée ; alors qu'il eut fallu qu'on empêche ces nuisibles de vagabonder en les enfermant, nous étions pris au piège dans un ridicule enclose censé nous protéger.

2ème Nuit. La communauté zombie s'approche comme chaque soir. La nôtre (de communauté) parait comme installée sur des gradins jusqu'à leur arrivée. Dès l'annonce de leur débarquement, tout le monde s'enfuit en courant. Les créatures qui nous assaillent ne semblent plus être des zombies ; leur menace est beaucoup plus grande. Nous sommes désormais menacés d'être déchiquetés par des créatures aux lames acérées. L'idée est cette fois-ci de se cacher dans les toilettes qui longent la colline droite à la scène. D. se planque dans un toilette dont la porte n'est pas assez haute. Quiconque le verra pourra l'atteindre, accroupi sur son toilette et le dos en proie aux attaques. Je cours juste derrière accompagné d'une petite fille que j'adore. Je la pousse néanmoins pour obtenir la meilleure cabine (celle qui dispose d'une porte, à la poignée cassée et laissant un net espace au niveau des pieds). Je m'engouffre à l'intérieur, ferme et monte sur la cuvette en attendant que tout se passe.

3ème Nuit. Afin de mettre fin au conflit, une femme se sacrifie. Elle reste à attendre les créatures, et lorsque ces dernières arrivent, retrousse frénétiquement sa robe en piochant de la nourriture sur une table, passe sa main dans son entrejambe et feint l'orgasme perpétuel. Le but de l'opération est de faire découvrir aux créatures la notion de plaisir sexuel, comme si cela allait les anéantir. Ceci m'est raconté par une personne qui est, à ce moment précis, cachée avec moi à attendre la levée du jour, en espérant que le jour vienne.

# Posté le dimanche 08 juin 2008 14:02

Modifié le dimanche 08 juin 2008 14:15

04

04

J'ai toujours aimé la nuit,
il y a des tas de choses dedans
qui parlent, qui chantent ou qui racontent.

[Bernard Moitessier]

# Posté le dimanche 08 juin 2008 14:26

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Et si je plonge la tête la première dans les toilettes, la créature terrifiante (de par le fait que je ne la vois pas) qui déambule dans le couloir derrière moi, sans me voir, ne m'aura pas.
Car je deviendrai aussi petit qu'un tétard, et m'enfuirai en tirant la chasse.

# Posté le lundi 16 juin 2008 07:25

Modifié le mercredi 18 juin 2008 06:21